Assaut sur le restaurant Istanbul : Une synergie d’actions de toutes les FDS

L’attaque terroriste survenue dans la nuit du dimanche 13 août 2017 a connu une réaction prompte des forces de défense et de sécurité burkinabè. Gendarmes, policiers, militaires, pompiers, tous étaient sur les lieux. Tous auront contribué à mener à bien l’opération qui avait pour objectifs, le contrôle du périmètre occupé, la mise hors d’état de nuire des terroristes, la sécurisation des personnes et des lieux sous les feux de menaces. 
Des jours après l’attaque, quelques points  que l’on peut retenir.


Cette fois, « Pas de soutien extérieur »

Pour l’assaut du dimanche, les nôtres apprendra-t-on de certaines sources, auraient décliné des aides à eux proposées par certains pays. Contrairement à l’attaque de Cappuccino en janvier 2016, les acteurs sont formels, il n’y avait pas de force étrangère sur les lieux. L’assaut a été donnée par l’unité spéciale de la Gendarmerie. Le premier contact (les premiers échanges de tirs) de ladite unité avec les terroristes a été signalée autour de 21h30. Pour la réussite de l’opération, plusieurs autres corps étaient également déployés. Des pompiers burkinabè qui ont extint des feux, ont évacué des victimes; des médecins, infirmiers militaires de l’armée burkinabè ont été mobilisés. Autres détails sur la base d’informations reçues auprès de sources sécuritaires, des piquets d’intervention de l’armée de l’Air, de l’armée de Terre et du Groupement central des armées ont contribué à boucler tout le périmètre. Des unités de la police présentes, l’on cite l’Unité d’intervention polyvalente de la police nationale (UIP-PN), la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), la Brigade anti-criminalité (BAC).

La majorité de ceux qui ont quitté le restaurant ont été reçus à l’armée de l’air. Le périmètre arrière a aussi été bouclé. Il y eut également des éléments du groupement mobile de Ouagadougou de la Gendarmerie qui avait pour mission de boucler le périmètre rapproché du restaurant. A l’intérieur, présence de l’escadron de sécurité d’intervention. La Brigade anti-criminalité (BAC) a elle gardé Bravia Hôtel. Des éléments de l’UIPN  (Unité d’intervention de la police nationale) avec l’escadron de sécurité d’intervention de la Gendarmerie étaient autour du périmètre éloigné du site. L’unité spéciale de la gendarmerie était quant à elle en contact avec les troupes.

Au moins 7 heures de temps pour venir à bout de 2 assaillants. Qu’est ce qui peut expliquer cet état des faits? Explications du porte-parole de la Gendarmerie nationale, le Capitaine Hervé Ye, qui relève certaines difficultés rencontrées

«  Quand les gens sont arrivés, ont tiré, ils sont rentrés au restaurant. L’unité à l’arrivée avait du mal à s’approcher parce qu’ils tiraient sur eux et on avait peur qu’ils aient des otages et que nos tirs puissent faire d’autres victimes. [Les éléments de l’unité] sont arrivés autour de 21h30, ils ont reçu des tirs. Autour de 21h40, l’unité spéciale était dans le restaurant. Quand les terroristes les ont vu arriver, ils se sont refugiés à l’étage supérieure. Il y a des gens que  [l’unité] a réussi à faire évacuer. II y eut des échanges entre eux, avec les terroristes qui étaient à l’étage. Comme il y avait la crainte qu’il y ait des gens avec eux à l’intérieur, cela a ralenti les choses. C’est au niveau de l’escalier qu’il y eut beaucoup d’échanges de tirs. Le premier grand échange était au niveau des escaliers. Le premier blessé, c’était à ce niveau.

C’était donc compliqué, et c’est ce qui a retardé les choses. La crainte des dégâts collatéraux a amené à faire attention, a prolongé l’intervention. Deux assaillants retranchés dans un restaurant avec des civils, si vous rentrez en force et que vous n’avez pas toute la situation, notamment suivi à l’intérieur, vous prenez le risque qu’on perde plus de victimes. L’essentiel c’est d’arriver, fixer les assaillants, faire en sorte qu’ils ne puissent pas s’évader. Il ne faut pas oublier que le bâtiment est un bâtiment a niveau, il y a au moins deux étages. Ça complique davantage la tâche.»

Un policier raconte
« J’étais à la maison quand on m’a saisi qu’il y a des tirs en ville. Comme on a un poste à Bravia Hôtel, j’ai rejoint les éléments et on a mis une couverture pour que l’unité spéciale de la gendarmerie puisse progresser pour rentrer à Aziz Istanbul. Déjà, quand les terroristes tiraient, nos éléments ont riposté par des tirs pour qu’ils restent là bas et qu’il n’y ait pas de fuite. Ceux qui ont été libérés premièrement ont été conduits à la base aérienne avec l’appui des éléments de la base aérienne (qui avait aussi un dispositif mis en place).

Certaines personnes avaient réussi à s’échapper du restaurant Aziz Istanbul, de Taxi Brousse (proche du premier lieu, ndlr) et se sont camouflés vers Bravia. Vers 5h du matin, on les a accompagnés à la gendarmerie pour des auditions afin d’obtenir d’eux des information». Comme autres apports de la police, l’UIP a progressé avec la l’unité de la gendarmerie. La couverture à l’arrière était gérée par la BAC. Ceux qui étaient à l’hôtel Bravia ont été plaqués par la CRS. Le chanteur français d’origine centrafricaine Singuila et son staff (présents au moment des faits à l’hôtel,ndlr) ont été évacués par la CRS. Pour la couverture, il y avait la police secours aux alentours du théâtre des opérations. Les éléments de renseignement étaient avec la population».

Bilan humain chez les Forces de défense et de sécurité

Trois blessés, c’est le bilan établi . Les deux premiers, auraient eu une blessure légère par balle. Le troisième, dans un état plus grave a, lui, subi une intervention. Aux dernières nouvelles, il est dans un état critique.

Il est à relever que parmi les victimes de l’attaque terroriste au restaurant se trouve un officier de matériel. Son corps ferait parti des premiers découverts sur la terrasse. Des témoignages de certains proches , rentré récemment  d’une mission au Mali, il était ce soir là (en civil) sur les lieux avec sa fiancée. Aux premiers tirs des assaillants, son reflexe aurait été de porter secours aux personnes présentes. C’est en essayant de s’opposer qu’il laissera la vie.

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