Halidou Ouedraogo :«Je sais écrire, je sais penser, je peux tweeter et facebooker, mais je ne réponds pas aux âneries»

«AFFAIRE DABO BOUKARY : Le témoignage poignant de Halidou Ouédraogo», ainsi est titrée la dernière interview en date de Me Halidou Ouedraogo. Une interview accordée au quotidien Le Pays qui créé vives réactions sur la toile. L’homme vraisemblement remonté, s’est exprimé sur l’affaire Dabo Boukary sujet toujours d’actualité dans les médias et sur les réseaux sociaux, et comme témoin majeur, a donné des éléments de réponse sur la supposée implication de l’actuel président de l’Assemblée nationale.

Le défenseur des droits de l’homme semblait également avoir beaucoup à dire sur ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Il a donc saisi l’occasion pour mettre les points i.
Extraits de l’interview 

« Salifou Diallo est venu chez moi et je lui ai dit : « Nous avons appris l’enlèvement de Dabo Boukary et d’autres étudiants, nous nous sommes réunis et nous avons écrit une lettre à l’intention du président » et je la lui ai remise.  Dans l’après- midi, il m’a appelé et il m’a dit : « Les étudiants ont été libérés, dont Dabo Boukary » et que c’est par Gilbert Diendéré que le chef de l’Etat a fait parvenir cette nouvelle. Puis, il m’a informé qu’il avait un voyage à effectuer dans la soirée, à Bamako.

Aujourd’hui, quand on voit que des mectons s’amusent à raconter à travers Facebook, Twitter, etc., des âneries parce que la science a évolué, je conclus qu’ils ne savent pas ce qui s’est passé. Aujourd’hui, on peut s’asseoir devant son ordinateur et écrire n’importe quoi. Mais quand il fallait monter à l’assaut de la Sûreté, du Conseil de l’Entente, des camps militaires, convenez qu’il fallait avoir des c…. Et il fallait aussi être probe, intègre. »

« On ne peut pas me faire dire que Salifou Diallo a contribué à la liquidation physique de Dabo Boukary. Il a plutôt contribué à sa libération. Et ça, j’en suis un témoin. J’ai été interrogé par la Justice, j’ai dit ce que je savais, et je préfère m’en tenir à cela.  La Justice  tranchera. Moi qui ai dénoncé la Justice depuis ma prise de service en 1976, depuis mon affectation à Gaoua, et la construction du Syndicat autonome des magistrats burkinabè, je n’ai pas attendu aujourd’hui pour la dénoncer. 

(…) Je sais écrire, je sais penser, je peux tweeter et facebooker, mais je ne réponds pas aux âneries.  Ce que je dois dire, c’est que si l’on  ne veut pas féliciter Salifou Diallo, il ne faut pas le charger. Politiquement, il y a eu des divergences. Qu’est-ce qu’on n’a pas dit ? J’ai cité le nom de Diendéré, il fut un temps où il ne m’a jamais refusé l’accès à Blaise Compaoré. Quand je partais voir Salifou Diallo ou Blaise Compaoré, c’est lui qui m’introduisait. Je ne peux pas salir son image pour cela. Il était là, au moment où il fallait. »

Quelques réactions sur la toile sur le sujet



*Sibiri Nestor Sanne (Burkinabè vivant aux Etats-Unis)

Zinaba Rasmane, membre du Balai citoyen, mouvement de la société civile

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